Ce territoire qui nous est cher était, à l’époque, occupé par le peuple Malécite. Madawaska signifie en malécite « pays des porcs-épics ».
La colonisation du territoire madawakayen connu ses débuts en 1785. À cette époque, les Acadiens en provenance de la région de Sainte-Anne-des-Pays-Bas (Fredericton) y trouvèrent refuge suite à la Déportations des Acadiens et à l’invasion des Loyalistes fuyant l’indépendance américaine. Le déplacement de la population acadien ne dura que quelques années. Il fut par la suite relayé par l’arrivée de nombreuses familles originaires du Bas-Saint-Laurent.
Étant alors un territoire sans frontière, la région fut revendiquée par le gouvernement du Nouveau-Brunswick, du Québec et du Maine. La querelle des frontières prit de l’ampleur au cours des années. En 1842, la frontière entre le Canada et les Etats-Unis fut établie sur la rive du fleuve Saint-Jean. Du coup, plusieurs familles furent divisées suite au Traité de Webster-Ashburton. En 1851, un autre coup dur divisa la population de la région. Par un Acte impérial du Parlement, la frontière entre le Québec et le Nouveau-Brunswick fut officiellement reconnue.
Séparé des Acadiens par une situation géographique difficile et déchiré par les nouvelles frontières, le peuple du Madawaska apprit à s’auto suffire. Les habitants du Madawaska constituent un groupe fortement uni, qui a fait de son territoire une forteresse de la langue française, des saines traditions catholiques et de ses valeurs culturelles.
Une nouvelle identité s’est forgée suite à la rencontre de deux groupes en sol malécite. Une volonté de paix et de liberté a donné naissance à un peuple distinct du Québécois ou de l’Acadien : le Brayon.